Le Responsable Suivi évaluation Ludovic YIGO est responsable de ce thème.

1.    Contexte

L'ampleur des pertes après-récolte atteignent des proportions inquiétantes (15-30 % voire plus) provoquant ainsi une baisse des quantités des produits céréaliers et une réduction des revenus des producteurs. Divers facteurs contribuent à cette situation. L’égrenage (le plus souvent à l’aide de tracteur ou de bâtons avec les épis étalés sur des sols sableux) et le nettoyage après l’égrenage sont souvent inappropriés provoquant d’avantage de pertes et de contamination par le sable et des graviers. Le battage souvent détruit les croûtes des sols libérant le sable qui est ramassé avec les grains. Au cours du battage au tracteur ou à la main, de grandes quantités de graines sont dispersées hors des aires de battages et donc perdues. De plus, les travaux post récolte conduisent à des dommages physiques affectant la qualité nutritionnelle et marchande des produits. L’égrenage du mil est fait traditionnellement dans la plus part des cas par des femmes qui utilisent des outils locaux tels que les mortiers qui dispersent et cause des pertes une partie des grains. Le maïs est souvent égrainé à l’aide de la main  ou de bâtons, ce qui est laborieux, coûteux en temps et souvent causes des retards sur le marches ou l’incapacité de satisfaire des obligations contractuels.

Le projet « Réduction des pertes post récoltes en quantité et en qualité, et amélioration de l’accès des petits producteurs à des marchés rémunérateurs » intervient dans 5 provinces du Burkina Faso (Boulgou, Kourittenga, Oubritenga, Nahouri et Ziro) pour faire face aux questions de lourdes pertes post récolte, de manque de compétence des producteurs dans le domaine du business, du faible accès aux marchés rémunérateurs.

En soutien pour l’établissement de services post récolte pour l’amélioration des opérations post récoltes afin de réduire les pertes post récolte, il est prévu dans le projet de soutenir les organisations de producteurs, les centres d’agrégations, les fournisseurs de services agricoles ou entrepreneurs locaux.

Le présent document est un document de base pour l’instauration d’un environnement favorable à l’émergence de fourniture de services agricoles locaux aux producteurs, aux organisations de producteurs et aux centres d’agrégation de la zone d’intervention du projet pour une réduction considérable des pertes post récolte et l’amélioration des revenus des petits producteurs.

De manière spécifique il met en exergue l’intérêt et les impacts attendus par deux (2) opérateurs privés de services agricoles sélectionnés pour bénéficier de subvention. Il intègre : une description de l’organisation des opérateurs privés avant les appuis et l’intervention du projet ; les besoins en renforcement de capacité ; les conditions de viabilité de leur activité à travers les menaces et opportunités ainsi que la prise en compte du genre ; les modalités de collaboration avec les producteurs, les organisations de producteurs et les Centres d’Agrégation.

2.    Objectifs de l’étude

2.1.        Objectif global

La présente étude se fixe pour objectif principal de doter les acteurs du projet d’un document opérationnel et consensuel qui fasse la synthèse des intérêts et impacts attendus des prestataires privés de services agricoles vis-à-vis du projet REPAM « Réduction des pertes post récolte et accès au marché » en se focalisant de manière spécifique sur le cas de deux (2) prestataires.

2.2.        Objectifs spécifiques

De manière spécifique l’étude vise à :

  • décrire l’organisation des prestataires privés avant l’intervention du projet et les leurs besoins en renforcement de capacité
  • capitaliser les changements opérés depuis l’intervention du projet
  • identifier les conditions de viabilité des activités des prestataires privés et les modalités de connexion et de collaboration avec les producteurs, les OPs et les Centre d’Agrégation.