Morou KOUANDA (producteur), Responsable de l’Organisation des Producteurs « Dissé Zéna », groupement mixte de Guiaro, récépissé N 2010-33/MATD/RCSD/PNHR/DGUI du 22/10/2010

Tél : 71-43-89-88

Vous participez aux activités menées par le projet de réduction des pertes post récolte (quantité et qualité) et amélioration de l’accès des petits producteurs à des marchés rémunérateurs au Burkina Faso. Comment évaluez- vous l’impact des activités sur les producteurs?

Je cultivais déjà à petite échelle le sorgho avant d’adhérer au projet, mais dans le cadre de ce dernier nous avons reçu à plusieurs reprises des formations et des appuis, ce qui s’est traduit, cette année, par une amélioration de la production. Nous en sommes très satisfaits car nous réussissons désormais à maîtriser les différentes phases du traitement, à partir de la récolte jusqu’à la commercialisation.

Toutefois, nous avons besoin, que le RPAM nous accompagne, jusqu' au moment où nous aurons acquis de véritables capacités professionnelles, parce que notre but consiste à devenir des professionnels dans le domaine agricole surtout pour les spéculations (mil, mais, mais et sorgho) dans lesquelles nous sommes accompagné.

Aujourd’hui, lorsque nous nous présentons comme producteurs de sorgho ou même de mais, nous remarquons que beaucoup d’autres personnes souhaiteraient s’unir à notre groupe.

Arrivez-vous à vendre toute votre production?

Les autres années, la quantité qu’on produisait n’était pas toujours suffisante pour supporter les charges familiales (consommation de la famille, décès, scolarité et soins sanitaire) se qui nous amène souvent à vite brader nos produits.

Cette année avec le comité de gestion de base de notre OP, nous nous sommes regroupé avec les autres OP de la localité autours du Centre d’Agrégation (CA) de Guiaro mis en place par le projet et une partie de nos récoltes est stocker pour être vendu de manière collective.

Actuellement le comité de gestion de ce CA que nous avions mis en place a déjà pu écouler une partie des premiers stocks et nous en sommes satisfaits.

Est- ce que vous cultivez tout seul votre champ?

Oui. Mes fils travaillent dans leur champ où ils cultivent surtout le mais et pleins d’autres choses. Je tente de les sensibiliser très souvent à l’égard de l’agriculture et sur les spéculations qui sont porteuses.

Vos enfants vous aident à cultiver vos champs, mais est-ce qu’ils réussissent à fréquenter l’école?

Bien sûr, certains fréquentent à l’école du village: c’est important.

Quels sont les appuis que vous aviez vous en tant que producteur reçu du projet?

Vraiment pour tout dire le projet m’a beaucoup appris, en mooré on dit que le projet à ouvert mes yeux.

J’ai pu bénéficier de plusieurs formations, je peux citer entre autre la formation  en technique d’en sassage, la formation sur les normes et qualité, la formation en collecte et commercialisation groupée, celle en marketing et calcul de cout et celle sur la négociation et contractualisation.

Aujourd’hui je suis fier et même très fier de ma production, voyer vous-même, j(ai déjà mis beaucoup en sac et dans les greniers et il me reste encore beaucoup.

Mon souhait est qu’après cette première vente de 4T de sorgho et de 7T de mais réalisée par notre CA, nous puissions encore en vendre plus.

 Pensiez-vous être suffisamment capacité pour réussir dans vos activités?

Oui et non, oui parce que j’ai déjà pu bénéficier du projet RPAM de plusieurs formations telles la formation  en technique d’en sassage, la formation sur les normes et qualité, la formation en collecte et commercialisation groupée, celle en marketing et calcul de cout et celle sur la négociation et contractualisation.

Egalement nous bénéficions d’appui accompagnement de la part du projet.

Non parce que nous savions qu’il y a d’autres formations dans le domaine de l’agriculture que nous n’avions pas encore bénéficié et qui nous seront toujours utiles, nous pouvons prendre par exemple la formation sur le choix des intrants qui est une base très nécessaire à la réussite de l’agriculture à notre connaissance.

Aviez- vous d’autre chose à ajouter?

Non, si ce n’est pas que ce projet puisse s’étendre un peu partout dans toutes les provinces du Burkina afin que nous producteurs nous puissions avoir des lieux de stockage et qu’ensemble nous puissions travailler de manière groupée.

 

Propos recueillis par Yves CAPO- CHICHI

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